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MARIE STUART, LA REINE AUX QUATRE COURONNES

Point de divergence : Marie Stuart n'est pas prisonnière des anglais en 1568, et pas plus exécutée par Elisabeth d'Angleterre.
Intérêt : Il s'agit de rétablir un grand destin historique, et dans une version positivée. Comme le scénario porte sur une personne, non sur l'évolution d'un Etat, la part de romantisme, voir de romanesque, devient prépondérante.

PROLOGUE :

. Le destin de Marie Stuart reste inchangé jusqu'en 1568. Elle règne donc, brièvement, sur la France.

. Jombar point : En mai 1568, ses troupes remportent la bataille de Langside, contre l'Angleterre. Elle se rétablit sur le trône d'Écosse. A ce moment donc, comme dans notre continuum, le troisième époux de Marie Stuart est prisonnier du Roi de Danemark.


MARIE STUART, REINE D ECOSSE PUIS D IRLANDE :

. Marie Stuart garde la religion catholique, la pratiquant cependant de façon discrète.
. Le roi de Danemark se résout à laisser son prisonnier, troisième mari de Marie Stuart, James Hepbrun « Bothwell », la rejoindre. Il y était encouragé par l'Angleterre, désireuse de voir le retour du « prince consort » réveiller les querelles internes écossaises, et déstabiliser Marie Stuart.
Mais James Hepburn « Bothwell » meurt dans le naufrage de son navire en mère du Nord. Son corps ne sera jamais retrouvé.

. Elisabeth I d'Angleterre poursuit la guerre contre Marie Stuart, soutenant les protestants écossais.
Les irlandais, profitant de la guerre de l'Angleterre en Écosse, se soulèvent.
La guerre en Écosse tourne cependant à l'avantage de l'Angleterre.

. Finalement, en 1572, les irlandais, ayant, à peu près, recouvré le contrôle de leur île, lui proposent la couronne d'Irlande. Elle accepte. Elle propose alors d'abandonner la couronne d'Ecosse, pour celle d'Irlande, comme condition de la paix avec l'Angleterre. Élisabeth I, désireuse de gagner du temps en éloignant sa rivale d'Ecosse, y consent.

. Donc, Marie Stuart, restant bien entendu catholique, abdique la couronne d'Ecosse, et devient, simultanément, reine d'Irlande.

MARIE STUART, REINE DE POLOGNE :

. Mais les anglais débarquent victorieusement en Irlande, d'ailleurs après avoir emporté des succès décisifs en Ecosse.

. Le Pape propose alors, astucieusement, Marie Stuart au trône de Pologne, libéré par Henri de Valois. A la suite d'une manœuvre, dont elle n'avait donc pas l'initiative. Les Irlandais préfèrent finalement la voir partir, plutôt que de continuer une guerre, désormais perdue, avec l'Angleterre. Marie Stuart y voit une solution élégante.
Et en 1573, elle est élue reine de Pologne, contre les candidats des Habsbourgs.

. Mais Ivan IV le terrible, le tsar de Russie, engage des opérations militaires contre la Pologne. Cependant, le « Prince Noir », commandant des armées polonaises, obtient de très brillants succès, en repoussant l'envahisseur.

. Marie Stuart se remarie avec le « Prince Noir », rendu populaire par ses victoires sur les envahisseurs russes. Elle met au monde des jumeaux, un garçon et une fille, en 1582, le jour de ses quarante ans.

. L'origine du "Prince noir" est longtemps restée mystérieuse. Il passait pour un noble grec orthodoxe, ayant fui la tyrannie ottomane, et chaleureusement accueilli en Pologne, tout en gardant sa religion.
Des rumeurs étranges finirent cependant par circuler. Certains certifiaient l'avoir vu dans l'entourage de la Sublime Porte, le gouvernement ottoman. D'autres lui prêtaient un passage comme janissaire. Rien de précis n'en sortit cependant.

. On découvrira, au XXème siècle, par la magie des tests adn, que le "Prince Noir" était, en fait, un fils de l'empereur ottoman Soliman le Magnifique. Sans doute avait-il choisi l'anonymat d'un lointain exil, afin d'échapper à la perspective d'être tué par son frère aîné Selim II au moment de la succession.
Ses connaissances métallurgiques lui permirent, d'abord, de fabriquer des canons de grande qualité, puis de prendre la tête de la défense de Varsovie, et enfin de repousser l'envahisseur.


. Marie Stuart parvient à faire de la Pologne un royaume héréditaire, de la dynastie « Stuartyvi », en 1590. Elle contribue à stabiliser les institutions.

DECES ET DESCENDANCE DE MARIE STUART :

. Au début du XVII ème siècle, le Gouvernement de Marie Stuart fournit du blé à la Russie. Laquelle connaît une importante famine et des troubles. Cela déplaît fort à la noblesse polonaise. Mais le geste a un contenu politique. Marie Stuart craint une contamination des troubles à la Pologne. Cette initiative lui vaudra une réelle popularité dans la population russe. D'ailleurs, elle avait réussi à tenir la Pologne à l'écart des troubles russes.



. Boris Godounov tentera même, sans succès, de marier son fils Fedor à sa fille.

. En 1612, les russes, las du « temps des troubles », proposent la couronne de Russie à son fils Jean. Jean, le fils de Marie Stuart, accepte. Il se convertit à l'orthodoxie pour l'occasion. Les russes se souvinrent d'ailleurs, à cette occasion, que l'orthodoxie, certes de rite grec, était la religion de son père.

. Après s'être rendue à Moscou assister au couronnement de son fils, elle décide d'aller à Rome, afin de rassurer ses sujets catholiques de la permanence de ses sentiments religieux.

. Elle choisit de passer par la France. Elle meurt à Paris, au Louvre, en voyage en 1613, démentant ainsi sa formule, à son retour en Ecosse, 50 ans plus tôt « Adieu France, je ne te reverrai jamais plus ».

. Par ailleurs, son fils, Jacques, issu de son union avec Henry Stuart, resté en Angleterre, accède au trône "d'Angleterre et d'Ecosse" en 1603, comme dans notre continuum.

. Marie Stuart aura ainsi régné sur quatres royaumes, France, Ecosse, Irlande, Pologne.
Et sa descendance sera installée sur trois trônes : Russie - son fils Jean, fils du Prince Noir -, Pologne - sa fille Maria, également née de son union avec le Prince Noir -, "Angleterre et Ecosse", Jacques. Ce qui lui vaudra le titre de "grand mère de l'Europe"..


. La suite est une autre histoire...